La douleur chronique

Douleur chronique

La douleur chronique est une condition qui apporte son lot de souffrance autant physique que mentale et qui, malheureusement, demeure souvent mal comprise. Pourtant, environ 1 personne sur 16 âgée entre 18 et 64 ans en souffrirait au Canada.

La douleur chronique, qu’est-ce que c’est exactement?

Afin d’être considérée comme chronique, la douleur doit être présente depuis plus de 3 à 6 mois suivant le début de la blessure. Elle doit également excéder un délai dit normal de guérison d’un tissu. C’est pourquoi, contrairement à la douleur aiguë qui agit comme système d’alarme, la douleur chronique n’a aucune utilité. Il s’agit d’une réaction inadéquate et nuisible du corps. La douleur peut donc persister sans aucun facteur irritant, puisque les signaux de douleur entre le cerveau et les autres composantes sont altérés. La douleur chronique peut être associée à certaines maladies comme le cancer et l’arthrite. Elle peut aussi être présente sans raison particulière ou encore, à la suite d’une blessure ayant suivi un mauvais processus de guérison comme mentionné plus haut. La source de la douleur chronique étant plus complexe, son traitement le sera tout autant.

Comment gérer la douleur chronique?

Face à cette problématique, complexité rime avec variété. Une approche multidisciplinaire sera de mise afin d’optimiser le traitement. La douleur est affectée par 3 différentes sphères : (biopsychosociale) donc physique, psychologique et sociale. Le traitement est donc plus optimal si on touche à ces 3 dimensions.

Ce dernier peut passer par la médication, un suivi en physiothérapie, l’exercice physique, l’ostéopathie, la méditation, un suivi psychologique ou encore la relaxation. En revanche, une chose est sûre : demeurer actif est la clé du succès. D’une part, l’exercice permet de porter notre attention sur l’activité pratiquée plutôt que de se concentrer sur la douleur. De plus, il permet la libération d’endorphine par le cerveau qui amène une sensation de bien-être général et aide à diminuer les douleurs. L’exercice peut également diminuer le stress, améliorer l’humeur et vous donne un meilleur contrôle sur votre douleur.

 Et le Pilates dans tout ça?

Afin de commencer du bon pied votre implication dans un mode de vie plus actif, il est toujours préférable de commencer selon vos capacités et d’augmenter graduellement l’intensité et la fréquence. Cela vous permettra d’éviter les blessures et de conserver votre motivation. Le Pilates est donc une activité physique idéale, puisqu’il est facile de travailler de façon progressive selon vos besoins. Les exercices peuvent être spécifiques à une problématique, par exemple l’augmentation de la force de vos muscles stabilisateurs lombaires lors d’un manque de stabilité au niveau du dos ou encore ceux-ci peuvent travailler de façon plus globale tout le corps. La grande variété d’exercices vous permet de suivre un entraînement selon votre niveau, autant débutant qu’avancé.

De plus, sachez qu’il n’est jamais trop tard pour s’y mettre. Alors soyez indulgents envers vous-même. Fixez-vous des objectifs simples et réalisables selon vos capacités. Ceci vous aidera à rester motivé et vous permettra de demeurer sur la bonne voie de votre réadaptation.

N’hésitez pas à consulter l’un de nos spécialistes pour plus d’information et d’encadrement.

Sources:

  • Le phénomène de la douleur, Serge Marchand, 2e édition, Chenelière Education, 378p., Montréal, Québec, publié en 2009
  • Statistiques Canada
  • Regroupement des forces pour gérer la douleur chronique
  • Association québécoise de la douleur chronique
Par Pascale Dupont| 1 Octobre 2018|Catégories: Physiothérapie, Pilates|
Nom : Pascale Dupont
Titre : Thérapeute en réadaptation physique et spécialiste Pilates
Description : Pascale a toujours adoré le plein air et l’activité physique, ce qui naturellement l'a menée à adopter le Pilates. Elle croit que cette discipline est la clé d’un mode de vie saine et d’une réadaptation complète et efficace.

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